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 Du sexisme, du féminisme et du dialogue des sexes en France

 

Un regard autre porté sur la France

L´affaire DSK qui a fait couler il n´y a pas si longtemps beaucoup d´encre a rabattu en plein lumière un phénomène de société en France: un comportement et une tolérance sexuels que certes personne n´ignorait, mais qui faisait sourire avec plus ou moins de complaisance. Revu sous l´angle d´une mondialisation sensibilisée dans les dernières décennies sur la question du harcèlement sexuel, ce phénomène ne lasse pas d´intriguer les autres Européens et les Anglo-Saxons et de troubler jusqu´aux Francais eux-mêmes qui se voient menacés dans leurs rapports

(de séduction) avec l´autre sexe considérés jusqu´à présent comme leur privilège et leur spécialité. Déjà Madame de Stael constatait au début du 19ième après son premier séjour forcé chez les Germains que la frivolité dépourvue de la grâce française était quelque chose d´intolérable. Et elle poursuivait son analyse en disant: „Les Allemands de par leur nature ne sont pas frivoles“.

Ce dialogue frivole qui depuis l´Amour courtois gère les rapports entre Français et Françaises prenant au fil du temps l´ampleur d´une spécialité nationale, cet art consommé de l´érotisme, de la séduction et du libertinage donc, ne pouvait pas ne pas laisser son empreinte sur l´un des grands mouvements de société du 19ième et du 20ième siècle: le féminisme. On fait en effet la distinction entre le féminisme anglosaxon pur et dur et le féminisme à la française dont le laxisme a contribué à ce que les Francaises aient presque toujours été les dernières en Europe dans l´obtention des revendications féministes.

Quelques “clichés” jetés en vrac pour illustrer l´existence sous-jacente d´un problème qui serait donc bien français: La France, un pays où les femmes sont plus solidaires des hommes que de leurs consoeurs. La France, un pays qui fait état d´hommes féministes, qui de Voltaire à Jean Jaurès en passant par Condorcet et les St Simoniens se sont intensément plus intéressés aux problèmes de la condition de la femme que George Sand, Colette et même Simone de Beauvoir ne l´ont jamais fait. La France, un pays perçu à l´étranger notamment aux Etats Unis comme le pays de l´amour (voire de la décadence), notamment de l´amour à trois („French triangle“). La France, un pays dans lequel une figure de proue du féminisme du 20ième siècle, à savoir Simone de Beauvoir, refusait l´étiquette de „féministe“, ce terme, venu relayer celui de „bas-bleu“ du 19ième, ayant une connotation injurieuse en France. La France, un pays enfin où le premier ministère de la condition féminine créé en 1974 fut tenu par une femme qui se disait non féministe: Françoise Giroud. On pourrait continuer ainsi de suite….La conférence pose un regard plein d´humour sur le phénomène, se veut aussi amusante qu´informative et peut être comprise comme une sorte de guide permettant de mieux aborder une certaine sorte d´individus nommés Français.

 

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